Licenciement et absence pour la prière du vendredi : que dit la Cour de cassation ?
Saviez-vous que l’absence d’un salarié pour accomplir la prière du vendredi ne constitue pas une faute grave ?
Selon l’article 61 du Code du travail, le licenciement sans indemnité n’est possible qu’en cas de faute grave. Mais qu’est-ce qu’une faute grave ?
👉 C’est un manquement sérieux qui rend impossible le maintien du contrat de travail.
La Cour de cassation marocaine a récemment confirmé, dans son arrêt n° 964 du 23 octobre 2018, que :
L’absence pour accomplir la prière du vendredi n’est pas responsable du préjudice subi par l’employeur,
L’organisation interne de l’entreprise permettait un relais par un autre salarié,
La responsabilité du dommage incombe donc à l’employeur et non au salarié,
La liberté de culte est protégée : accomplir une obligation religieuse ne peut être considéré comme une faute grave.
💡 En résumé : un salarié qui respecte ses obligations religieuses légitimes ne peut être licencié sans indemnité si son absence n’a pas causé de préjudice direct à l’entreprise.
➡️ Une décision qui rappelle l’importance de l’équilibre entre obligations professionnelles et libertés fondamentales.
